Sportive mais accueillante
Un sentiment de puissance matérialisé à l'avant par une calandre agressive inspirée de la compacte 3 ; et de profil par une ligne de pavillon tendue. La double sortie d'échappement et les jantes de 18’’ laissent peu de doute sur le terrain de prédilection du nippon. Tout comme la présence d’un pare-brise incliné à 45°, plutôt l'apanage des modèles sportifs. De sport, justement, il en est aussi question dans l’habitacle, à l’image de la console centrale ancrée en profondeur ou encore des compteurs se chevauchant façon Alfa. Pour autant, le confort n’est pas en reste, avec une mention spéciale à l’excellent maintien latéral des sièges baquet. A vrai dire, comme souvent chez Mazda, seule la persistance de quelques plastiques durs peut prêter à la critique.
Outre un look 4x4 et une certaine agressivité visuelle, un bon crossover se mesure aussi sur ses capacités d’accueil. Sur ce point, le CX-7 (r)assure… en partie. Car si l’habitabilité arrière est convaincante pour (au moins) deux adultes, le coffre doit se contenter de seulement 455 litres. Un chiffre moyen sur lequel vient se greffer l’absence de filet de protection. Vu le potentiel athlétique du CX-7, voilà qui promet à vos bagages de belles séances de va-et-vient ! En effet, à l’inverse de ses rivaux qui ont sacrifié toute velléité sportive sur l’autel de la rentabilité commerciale… et du Dieu Diesel, le nippon s’offre un ramage à la hauteur de son plumage. Tout simplement le 2.3 DISI essence de 260 ch qui équipe la gamme sportive MPS (3 et 6). Le facteur X a encore frappé !
Mais le plus bluffant dans ce tableau déjà très élogieux, c'est qu’en dépit de ses aspirations sportives, le CX-7 parvient à conserver un confort tout à fait acceptable. Pour le reste, on a davantage l’impression d’être au volant d’une berline sportive : doté d’un train avant imperturbable, le nippon atteint vite des vitesses inavouables en ligne droite mais surtout en courbe, où il vire quasiment à plat. En revanche, comme la plupart de ses contemporains, il demeure une simple traction la plupart du temps, et n’use de sa transmission intégrale que rarement, lorsque les conditions l’exigent. Une greffe qui tient plus de l’argument sécuritaire que de la réelle vocation tout-chemin, d’autant qu’elle vient s’associer à toute une panoplie de garde-fous, actifs comme passifs.